Célébration conjointe de la journée internationale de l’accès universel à l’information et de la semaine mondiale de l’éducation aux medias et à l’information

WEBINAIRE SOUS REGIONAL AFRIQUE CENTRALE 

28 Octobre 2020 

 

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE RENE EMMANUEL SADI, MINISTRE DE LA COMMUNICATION DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN  


 

 

·        Madame NIJIMBERE Marie Chantal, Ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et des Médias du Burundi ; 

·        Madame AKOGHET Gisèle,  Ministre Délégué auprès du Ministre d’Etat, Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Poste de la République Gabonaise ; 

·         Monsieur MOUNGALLA Thierry, Ministre de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement de la République du Congo ;

·         Monsieur Manuel Gomes da CONCEIÇÀO HOMEM, Ministre des Télécommunications, des Technologies de l’Information et Communication Sociale de l’Angola ; 

·        Monsieur CHERIF MAHAMAT ZENE, Ministre de la Communication, Porte-Parole du Gouvernement du Tchad ;

·        Monsieur SALAH KALED, Directeur du Bureau Régional de l’UNESCO pour l’Afrique Centrale;

·        Distingués Invités,

·        Mesdames et Messieurs,

 

Je veux tout d’abord dire tout le plaisir qui est le mien d’intervenir ici à l’occasion de ce webinaire sous-régional organisé à l’initiative du Bureau Régional Afrique Centrale de l’UNESCO, à l’occasion de la célébration conjointe de la journée internationale de l’accès universel à l’information et de la semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information.

 

Je salue la présence à cette rencontre virtuelle, de mes homologues de la République du Burundi, de la République Gabonaise, de la République du Congo, de la République de l’Angola et de la République du Tchad, ainsi que celles des autres Distingués Invités.

 

Mes salutations s’adressent tout naturellement à Monsieur le Directeur du Bureau Régional de l’UNESCO pour l’Afrique Centrale, dont je me félicite de l’excellence des relations qu’il entretient au nom de l’UNESCO, avec mon pays qui a l’honneur d’abriter avec bonheur le siège de cet important Bureau depuis sa création en 2013.

 

 

·        Mesdames, Messieurs les Ministres,

·        Monsieur le Directeur du Bureau Régional de l’UNESCO pour l’Afrique Centrale,

·        Distingués Invités,

·        Mesdames et Messieurs,

 

Une circonstance de taille nous impose cette nouvelle pratique, le webinaire, qui désigne en fait toutes les formes de réunions interactives de type séminaire, faites via internet, généralement dans un but de travail collaboratif ou d’enseignement à distance.

 

Jadis utilisé lors d’occasions prestigieuses et souvent rares, le webinaire est devenu aujourd’hui, par la force de la pandémie à COVID-19 notamment, l’instrument par excellence des concertations de groupes à distance et de communication virtuelle en général.

 

Ce faisant, et au détour de cette redoutable crise sanitaire – de la pandémie à COVID-19 – qui sévit toujours à l’échelle planétaire, ce mode de communication consacre aujourd’hui, davantage qu’hier, l’apogée de la société de l’ubiquité humaine, qu’exaltaient déjà il y a plus d’une soixantaine d’années, de célèbres précurseurs de la galaxie de l’information.

 

La vertu essentielle de ces technologies innovantes à souhait, et dont le webinaire constitue l’un des parangons les plus significatifs, réside dans le fait qu’elles façonnent désormais nos modes de vie, structurent nos cultures, remodèlent nos personnalités et transforment nos histoires collectives.

 

Ces instruments particulièrement sophistiqués, dont les facettes technologiques nous émerveillent encore, facilitent un accès équitable à l’information, au-delà des obstacles naturels, des distances physiques et des frontières terrestres et humaines. Ces machines, équipements et matériels sont, faut-il le rappeler, au cœur de toutes les mutations sociales que vit le monde d’aujourd’hui.

 

Le thème choisi par le Bureau Régional de l’UNESCO pour l’Afrique Centrale, à l’occasion de la rencontre de ce jour est donc fort évocateur et en tout cas, en phase avec cette problématique à la fois actuelle et majeure.

 

Ce thème, qui s’intitule en effet « Les jeunes connaissant les médias et l’information en Afrique centrale : une pierre angulaire pour la mise en œuvre des politiques d’accès à l’information », remet au goût du jour, les préoccupations de l’exposition de la jeunesse  à la prolifération médiatique et à l’instantanéité des dispositifs d’accès aux contenus.

 

Autrement dit, la question à résoudre de nos jours est celle de savoir comment tirer le meilleur profit possible et réaliser les appropriations les plus utiles de ces merveilles technologiques.

 

En fait, et dans ce contexte, ce dont il s’agit, c’est de trouver une réponse pertinente à un questionnement qui est formulé ainsi qu’il suit : comment communiquer efficacement et de manière constructive, au bénéfice de notre jeunesse?

 

Vues sous cet angle, et comme nous nous en rendons compte, les thématiques inscrites au menu de cette conférence nous interpellent tous, dans le sens d’une ouverture d’esprit et de l’élaboration des politiques publiques en faveur d’un accès universel à l’information, mais en toute responsabilité.

La raison en est simple.

Aujourd’hui, la communication est devenue la pierre angulaire de toute forme de développement. Elle mobilise de ce fait des efforts sans cesse croissants et constitue l’un des plus grands défis de l’humanité.

 

En effet, s’il est vrai que le pluralisme médiatique que nous vivons au cours de notre époque représente un atout majeur pour l’accroissement de l’offre médiatique et l’amélioration de l’accès à l’information, une question fondamentale demeure cependant : comment préserver notre jeunesse des effets pervers de cette ouverture tous azimuts ?

 

En ce jour où nous célébrons conjointement, sous la houlette des Nations Unies, la Journée Internationale de l’Accès Universel à l’Information et la semaine de l’Education aux Médias et à l’Information, cette question mérite d’être posée.

 

Pour sa part, le Cameroun reçoit  cette co-célébration comme une invite forte de la communauté internationale, à considérer qu’il s’agit là de deux considérations qui vont de pair. 

 

De notre compréhension en effet, l’accès à l’information à travers des médias classiques et nouveaux, ne peut être conçu, dès lors qu’il se donne pour vocation d’être constructif, en dehors de l’impératif de l’éducation aux médias et à l’information. Cet impératif concerne prioritairement la formation des systèmes de valeurs qui structurent nos pensées depuis le bas âge, puis tout à fait conséquemment, l’usage que l’on fait par la suite de l’information puisée au gré de l’exposition à ces médias.

 

J’affirme ici que le Cameroun se sent pleinement concerné par cette problématique, dans la mesure où, qu’il s’agisse des médias conventionnels ou des nouveaux médias, en particulier les réseaux sociaux que porte le vecteur de l’Internet, l’évolution que connaît la société camerounaise peut être qualifiée de prodigieuse.

 

De ce point de vue, le Gouvernement camerounais, suivant en cela les orientations politiques définies par le CHEF DE L’ETAT, Son Excellence PAUL BIYA, a fait  de la liberté de presse et du droit à l’information l’un des principes fondamentaux de la société de démocratie qui se construit chaque jour avec méthode et opiniâtreté.

 

Nous nous réjouissons à cet effet du soutien que nous apporte l’Organisation des Nations Unies à travers ses diverses Institutions spécialisées, afin de renforcer les garanties légales et institutionnelles d’une information libre, fiable et accessible, et renforcer davantage la diversité et la pluralité des médias.

 

Le Cameroun se réjouit de ce que l’UNESCO ait parfaitement appréhendé le fait que, dans une telle optique, l’éducation de la jeunesse aux médias et à l’information doit devenir  un impératif de premier plan, une sorte de rempart moral infranchissable face aux dangers que présente le caractère pernicieux et destructeur de certaines informations véhiculées par les médias et favorisés par l’accroissement exponentiel des moyens de communication.

 

J’affirme ici que l’UNESCO peut en tout cas compter sur le Cameroun pour faire avancer cette cause, qui de notre point de vue, et avec l’accompagnement du concert des nations, doit devenir plus formelle, et sans doute plus contraignante par endroits.  

 

C’est sur cette exhortation qu’au nom du Gouvernement de la République du Cameroun, je souhaite plein succès aux travaux de cette conférence organisée dans le cadre de la célébration conjointe de la journée internationale de l’Accès Universel à l’Information et de la semaine mondiale de l’Education aux Médias et à l’Information, sur le thème « Les jeunes connaissant les médias et l’information en Afrique centrale : une pierre angulaire pour la mise en œuvre des politiques d’accès à l’information .»

 

Je vous remercie de votre aimable attention ».

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